Le Népal, un air de Bolivie …

Après avoir passé trois semaines en Inde, le Népal s’est présenté à nous comme une délivrance, oui le mot est fort mais juste. Katmandou est charmante, moins agressive, on y respire, on y voyage. Nous apprécions de nous promener sans attirer tous les regards ou toutes les convoitises . Les népalais sont curieux mais toujours polis. Et nous aimons particulièrement le fait de voyager à nouveau à la rencontre des autres avec le sourire des enfants, des femmes et des hommes comme compagnons. D’ailleurs nous avons l’impression d’avoir quitté l’Asie, les faciès changent, les paysages aussi. Les ruelles et petites boutiques nous rappellent des villes comme La Paz en Bolivie. La Bolivie, un pays coup de coeur où nous retournerons certainement ! Le Népal y ressemble et c’est tant mieux. Après deux petites journées passées à Katmandou, nous prenons le bus pour Pokhara, sept heures de route un peu chaotiques mais la vallée est somptueuse. Les cultures en terrasse et les rizières verdoyantes nous donnent des frissons. Demain nous partons avec Anais et Florent, nos deux compagnons de route, pour le Sanctuaire des Annapurnas, randonnée inoubliable que nous attendions avec impatience. De jolis clichés sont donc à venir d’ici quelques jours… en attendant nous vous souhaitons un beau week-end !

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Coup de coeur à Jodhpur : Pushp guest house.

Un énorme coup de coeur pour cette petite guesthouse familiale qui nous a ouvert ses portes à Jodhpur. Après avoir dormi dans de nombreuses chambres de mauvais rapport qualité/prix, si nous les comparons au reste de l’Asie, nous pensons avoir trouvé une perle rare. Notre chambre à 600 roupies ( 9 euros ) si vous n’utilisez pas la climatisation ( mais vous n’en aurez pas particulièrement besoin en cette saison ) est spacieuse, impeccable et joliment décorée. Autant vous dire que c’est plutôt rare surtout pour ce prix. Mais s’il n’y avait que cela, nous n’en parlerions peut-être pas sur notre blog…La famille en question : adorable. Le propriétaire est une mine de conseils avisés, toujours souriant. Il nous a proposé d’aller acheter des épices ensemble et de nous montrer le marché où il se procure fruits et légumes. En plus de cela, ce monsieur a longtemps travaillé dans le très beau palace que l’on voit au loin depuis la terrasse avant de monter son propre business. Cette expérience lui aura été bénéfique car il est aujourd’hui un excellent cuisinier. Nous prenons tous nos repas ici à présent et sans tout sublimer, cela fait des mois que nous n’avons pas aussi bien mangé ! Des plats simples mais si raffinés, toujours…parfaits ! Et les prix sont tout à fait corrects, avec en prime un coin relaxant sur le toit au pied du fort et à quelques minutes de tout le reste. Parfait pour admirer un joli coucher de soleil et pour apprécier la fraicheur à la tombée de la nuit. Je crois avoir tout dit ! Si vous passez par Jodhpur n’hésitez pas un seul instant ! Impossible de vous donner une adresse précise car les ruelles ici sont petites et innombrables ! Rendez-vous à la clock tower et d’ici demandez votre chemin, tout le monde se connait ici !  Le guide du routard aura fait une bien belle erreur en refusant de leur rendre visite…

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Une belle note de fin…

Déjà neuf mois que nous sommes partis loin de chez nous, que nous avons abandonné "femme et enfants" pour vivre la grande aventure ! Mais c’est aussi bientôt le temps de conclure, dans un mois et demi nous serons de retour en France et c’est pourquoi nous profitons jour après jour des derniers temps au coeur de ce beau voyage. Et c’est jour après jour que nous avons pris plaisir à tout partager ici, récits et photos pour, nous l’espérons, votre plus grand bonheur ! Si vous souhaitez nous aider à rendre cette fin de voyage aussi inoubliable que possible, vous pouvez contribuer à la prise de poids de notre cagnotte créee à l’occasion de mon anniversaire et de la fin de notre périple. N’oubliez pas qu’en Asie, quelques euros peuvent changer la couleur de notre journée ! Et si vous souhaitez nous faire plaisir autrement, continuez à nous suivre, à nous écrire, à nous soutenir…c’est du bonheur concentré chaque jour !

La cagnotte prendra fin le 16 avril et sera utilisée pour les derniers jours de notre voyage au Népal. Chaque personne nous ayant aidés et ce peu importe le montant, recevra une carte postale d’Inde ou du Népal. A partir de 20 euros, c’est une carte unique, artisanale, que nous vous enverrons (Peinte à la main, dessinée, graphique).

Cliquez ici pour participer à notre cagnotte !

Mille Mercis !

Premiers pas en Inde…

Cela fait maintenant une semaine que nous sommes en Inde et nous sommes déjà passés par tant d’états d’âme : l’émerveillement, l’admiration, la curiosité mais aussi la tristesse, la honte, la colère. L’Inde est vraiment différente des autres pays d’Asie, elle bouleverse tous les repères que nous avions pu construire au cours des derniers mois. Les codes sociaux, les habitudes, les comportements, les relations…tout est différent, de chez nous bien sur mais de tout le reste de notre voyage aussi. L’Inde est complexe, paradoxale, elle est aussi épuisante. Nous sommes sans arrêt sur la défensive car il ne s’agit plus uniquement de négoce mais également d’atteinte à nos libertés, à ma liberté d’être femme occidentale dans leur pays. Je guette le geste déplacé qui pourrait me faire basculer dans un sentiment de colère sans borne envers une personne qui pourtant ne représente pas l’Inde. Beaucoup d’hommes, partout, les rues choquent par l’absence de femmes. Certains femmes vêtues de leur traditionnel sari longent les murs, se font toutes petites dans ce monde d"hommes. Celles qui me ressemblent sont derrière le volant de leur voiture et ne sortent que rarement. Cela est particulièrement flagrant à Jaipur, ville aux certaines richesses mais là où nous nous sommes sentis mal à l’aise comme jamais cela ne nous était arrivé auparavant. Les regards sont lourds, absolument insupportables, regarder ailleurs ou parterre n’enlève pas ce sentiment d’être dévisagés, déshabillée…car ils vous font vous sentir nue. Nous ne sommes ici que depuis une semaine et je ne veux en rien généraliser ce que j’ai ressenti de manière individuelle, je voulais juste partager cela et mettre des mots sur mes émotions. L’Inde en fin de voyage au long cours alors que vous commencez à être fatigué de bouger sans arrêt n’aide peut-être pas à relativiser les choses. Il y a deux jours j’étais tellement en colère que je n’en ai pas dormi de la nuit et que les larmes me montaient aux yeux. Alors, il y a beau avoir le Taj Mahal, le palais des Vents et d’autres incroyables merveilles, le voyage est toujours un peu plus l’histoire de rencontres…

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Monde secret

Deux semaines sont passées depuis notre premier bapteme de plongée en Thailande et pour moi, c’était la première fois que je découvrais les fonds marins équipée d’un gilet et tout un arsenal pour respirer. J’avais meme quelques craintes, irrationnelles sur le sujet : "Et si un énorme animal marin ne me voit pas et me rentre dedans ?", "Et si c’est trop profond, ça doit etre tout noir là-dedans !"…Bref, concernant le manque d’oxygène, la peur de pas savoir comment gérer mon souffle…cela ne faisait pas partie de mes préoccupations…la peur irrationnelle, je vous le disais, c’est ma spécialité. Mais ce sont aussi des craintes facilement surmontables car il faut bien aller vérifier pour savoir si elles sont fondées : en deux temps trois mouvements ( en réalité, bien plus que cela ! ), nous voilà harnacher, c’est lourd, encombrant, ça me rappelle le ski…je n’aime pas le ski. On met son détendeur dans la bouche, on fait attention qu’en sautant dans l’eau tout le bazar ne se fasse pas la malle et c’est parti, seul un grand pas en avant à présent nous sépare du monde sous-marin. On gonfle le gilet, on oublie pas de respirer, on crache abondamment dans son masque (la plongée et l’amour…) si on souhaite y voir quelque chose et quand nous sommes fin prets, on dégonfle l’ensemble pour se laisser attirer lentement vers le fond. Et là, la magie commence, c’est un monde plein de secrets qui ouvre ses portes, tout doucement. Sous l’eau, le calme et la sérénité pourraient apaiser n’importe qui, on oublie tout, personne ne peut vous parler, il n’y a que vous, le son de votre respiration se changeant en de superbes bulles qui regagnent irrémédiablement la surface. Elles sont réellement envoutantes, lorsque de nombreux plongeurs nagent au-dessous de vous, admirer la danse de l’air est un instant inoubliable. La vie aquatique si abondante et si paisible, nous a enchantés. Les poissons nous observent, s’approchent, parfois s’attachent. Les coraux attirent de leurs couleurs enivrantes, tout ce qui vit ici, y compris les plongeurs qui se sont accordés le droit d’etre eux-aussi un peu "poisson", le temps d’une danse, le temps d’un reve. Car avant de nager, il semble voler, dans ce monde d’apesanteur. Les mouvement sont lents, tout ici se tourne au ralenti. La lenteur est gage de longue durée sous l’eau, une respiration lente…lente et sereine. N’avez-vous jamais entendu le long chant incessant du commandant Cousteau…? Et bien, c’est tout à fait cela. Je n’étais à l’aise que sur la terre, craignant les airs et ses vertiges et pour la première fois je me suis sentie dans mon élément, admirant les eaux et ce qu’elles ont à offrir : des merveilles de vie.

Le bonheur des retrouvailles

La bonne nouvelle. La joie immense. Le décompte qui commence. L’attente. L’excitation. L’attente encore… et puis les visages, un regard, les sourires, les bras levés, tendus, les rires aux larmes étouffées, l’étreinte : le bonheur immense de retrouver les gens qu’on aime après des mois sur la route. La joie et beaucoup de temps pour réaliser qu’ils sont bien là. Un cadeau qui nous a fait un bien fou, les revoir, revoir la France, gouter la France… Cette semaine fut une parenthèse dans notre voyage, une superbe parenthèse où nous nous sommes vraiment sentis chez nous, près des gens qui nous manquent. Le long voyage vous rappelle tout cela et l’importance des choses vraies. Nous étions heureux de partager de nos vies à l’autre bout du monde, en Asie, car les mots seuls ne suffisent certainement pas. La découverte des merveilleuses eaux turquoises des îles Similans, la nuit passée à plusieurs mètres du sol dans une cabane en bois au milieu de la jungle primaire, les conversations qui n’en finissent plus, les souvenirs racontés, les sourires jusqu’aux lèvres au matin à l’idée de les retrouver encore, les surprises culinaires, le rythme de vie du voyageur. Tant de choses que nous avons pu partager, au-delà du couple avec des gens qui viennent de loin. Nous ne pourrons jamais les remercier assez, "merci" ne sera jamais suffisant… Ce qui est certain c’est que nous n’oublierons jamais cette semaine passée car elle fut magique…

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